Pleins de choses qui t'arrivent d'un seul coup.
Tu te croyais pourtant forte, résistante. Tu pensais que tu pouvais en sortir indemne..Après tout, c'est qu'un mec non ? Tu espérais un répis, ne serait-ce qu'une petite pause, pour souffler, te retrouver, éclaircir tes idées.
Tu te rends compte aussi, que ce n'est pas Lui, la principale cause de tes soucis, c'est l'accumulation de douleurs que tu gardes en toi, comme toujours.
Tu n'arrives pas à échanger, à te confier. Trop dur. Tu n'acceptes pas cette douleur, tu l'as contiens en toi. Tu essayes de l'a partager, mais c'est plus fort que toi, tu n'y parviens pas. Il suffit d'une mauvaise journée, de la fatigue qui pèse, pour craquer.. ou essayer de craquer. Il y a aussi toutes les déceptions.. Certaines que tu aurais pu éviter, mais tu as encore tout gâcher, comme d'habitude.
Et puis d'autres qui étaient inévitables, que tu redoudais cependant. Tu essayes de t'accorder un moment pour « péter les plombs » mais, blocage. Il s'est bien foutu de ta gueule hein. Il t'as bien prise pour une conne aussi. Et toi alors ? Mais, tu parais impassible, presque inébranlable. Tu fais comme si rien n'était. La colère ne s'estompe pas, elle se renforce.. Elle reste dans ton c½ur, dans ta gorge, dans ton ventre.
Tu attends les sanglots, tu attends la fragilité, mais rien. Tu remets donc ça à plus tard. Et tous les jours, c'est la même chose. Tu encaisses, encore et encore. Bien sûr que tu as envie de pleurer, tu en as tellement envie..
Mais face à l'adversité, tu te préfères à la dureté.
Tu te trouves ridicule quand tu te plains, mais tu ne peux pas t'empêcher. Ok, tu as le droit d'être dure, mais quelques plaintes ne font jamais de mal..C'est en quelque sorte un moyen d'évacuer.
Il y a des jours où la colère grimpe, grimpe très haut. Tu n'en peux plus, la douleur est trop vive.. Les évènements te dépassent, alors tu te caches. Tu te réserves un moment de faiblesse. Tu essayes de pleurer, tu cries, tu tombes... Tu cries contre tout. Lui. Elle. Ils. Elles. Toi, et dix fois Toi.
Il y a alors des êtres chèrs qui rentrent en jeu, qui apaisent ta peine. Tu leur en dois beaucoup. Ils ne s'en rendent pas compte, bien sûr. Mais juste leur présence, leurs paroles données, leurs attentions te réconfortent. Tu les remercie, et la roue tourne.
Bien sûr, la douleur dépend de tout, de l'estime que tu lui portais, à elle ou à lui. Parce que toi, tu n'es pas comme ça, pour rien. Il faut des échecs destructeurs, des paroles déchirantes, des actes qui te détruisent.
Bien sûr que c'est violent.
C'est pas toujours comme ça, mais tu supposes qu'il y a des périodes. Tu supposes aussi que ça fait partie de la vie, et que tu t'en remettras.
Quoi qu'ils puissent être, volés, perdus, ou détruis, les amours sont les nôtres.